…Black or White
BLACK SWANRéalisé par Darren Aronofsky Avec Natalie Portman, Vincent Cassel, Mila Kunis Long-métrage américain . Genre : Drame, Thriller, Fantastique Durée : 01h43min Année de production : 2010 Nina Sayers danse au New York City Ballet. Elle est une danseuse dévouée, acharnée, obsédée par son art. Et Nina ferait tout pour être la danseuse étoile dans la nouvelle production du Lac des Cygnes que projette de mettre en scène le directeur de sa troupe. L’arrivée d’une jeune recrue, libre et sensuelle, une rivale potentielle donc, la perturbe dans sa quête du rôle de sa vie. De l’acharnement à la folie, il n’y a que quelques pas de danse… Depuis le mois de septembre dernier et son début à la Mostra de Venise, le “buzz” autour de Black Swan n’a cessé de grandir. L’histoire de rivalités au sein d’une troupe de ballet, teintée de fantastique et doublée d’un psychodrame sensuel a largement dominé un festival en demi-teinte et partagé les critiques entre aficionados acharnés et détracteurs tout aussi véhéments. Cette fièvre autour du film indépendant qu’Aronosfsky n’a pu mettre en chantier qu’après des années de tentatives et de galères financières a atteint son paroxysme en début d’année avec une multitude de prix et de nominations un peu partout dans le monde. Effet de mode? (Une histoire de ballerines et de folie, on n’y a pas droit tous les jours) Ou peut-être hallucination collective? Voir Black Swan à ce moment précis du tapage fait autour, relève de la prise de risque pour tout cinéphile: Se laisser influencer par telle ou telle critique, glisser dans la tentation de la sur-interprétation inutile de l’intrigue, l’étouffer sous une pléthore de métaphores ou très simplement ne lui trouver aucun intérêt… Or Black Swan est un TRES bon film. Peu importe les références cinématographiques que l’on peut y imaginer ou les analyses freudiennes qui peuvent en découler. Peu importent encore moins ses défauts (pardon aux nombreux défenseurs du film!) qui existent: surlignage du thème du dédoublement (Nina interprète le Cygne Blanc et le Cygne Noir) à travers les couleurs, les costumes ou même Vincent Cassel qui récite l’histoire du Lac des Cygnes au cas où un spectateur dans la salle n’aurait pas compris toutes ses subtilités. Black Swan est un pur moment d’intensité émotionnelle, une qualité jugée en tant que défaut par certains, et que l’on ne ressent que rarement au cinéma de nos jours. Tout l’art et la maîtrise d’Aronofsky résident dans sa manière, certes excessive et outrée, de filmer au plus près son héroïne, de la sublimer, de la fragmenter en mille pièces d’un puzzle fantastique et déroutant que s’approprie le spectateur envoûté. Ce bal de frissons aurait certainement été moins convaincant si l’interprétation n’était pas à la hauteur: Natalie Portman dans le rôle de Nina et que l’on savait bonne actrice, transcende tout ce qu’on avait pu penser d’elle auparavant. Elle est tout simplement parfaite dans la peau d’une artiste à la recherche de la perfection. Lyrique, violent, noir, perturbant, sensuel, et peut-être par moments “too much”: On aime Black Swan précisément pour tout cela. Des excès passionnés pareils, on en redemande…
À propos de cette entrée
You’re currently reading “…Black or White,” an entry on ceci n'est pas un film
- Publié:
- 27 février 2011 / 18:13
- Catégorie:
- Cinéma
- Mots-clefs :
- Ballet, Benjamin Millepied, Darren Aronofsky, Fantastique, Horreur, Mila Kunis, Natalie Portman, New York City Ballet, Winona Ryder
1 Commentaire
Aller au formulaire commentaire | comment rss [?] | trackback uri [?]